Tendez l'oreille...

mercredi 9 juillet 2014

Plein les mirettes

Bonjour bonjour :-)

Non je ne suis pas morte, mais en plein chamboulement de vie (oui je sais....encore!), mais je n'arrête pas pour autant de lire ou d'aller au ciné, j'ai juste moins le temps de vous en parler ^_^
Je vais donc faire efficace ici, et ne vous parler que du top du top, de la crème de la crème! Quand à la rentrée littéraire qui se profile, je vous ferait un article spécial au mois d'Août, pour vous donner plein d'idées de lecture!
Il fait moche dehors, vous voulez passer un bon moment? Voici ce qu'il faut aller voir au cinéma!



Edge of tomorrow
J'avoue, je suis allée voir ce film avec un gros à-priori, en grande partie à cause de Tom Cruise qui a perdu pas mal de sa superbe pour moi ces dernières années, mais là je dois avouer qu'il m'a impressionnée! A 52 ans, le mec est toujours au top, dynamique, drôle, et il crève toujours autant l'écran. Pour l'épauler dans cette espèce de Un jour sans fin ultra-futuriste, il peut compter sur une Emily Blunt hypnotisante, à la fois sensuelle et super badass avec son armure et sa grosse machette, et le tandem qui aurait pu tomber à plat fonctionne à merveille.
L'histoire est simple (et adaptée d'un manga vieux de 10 ans qui vient de sortir en France) mais efficace: Dans un futur proche où des extra-terrestres (rappelant furieusement les créatures tentaculaires de Matrix) envahissent la terre et menacent l'humanité, un homme se retrouve coincé dans une boucle temporelle au cours d'une journée de combat, revivant sans cesse la même journée. Il se croit seul mais va rencontrer une alliée dans sa bataille contre les méchants E.T.
Oui je sais, on dirait un gros blockbuster basique, mais je me suis retrouvée happée malgré moi. Très rythmé, étonnamment drôle, visuellement assez bluffant, immersif, bref c'est surtout un film d'action hyper divertissant dans lequel on retrouve à la fois des éléments de "Il faut sauver le soldat Ryan" remixé à la sauce SF(un débarquement sanglant sur les côtes de Normandie...avec des soldats portant des exosquelettes) mais aussi les codes du jeu vidéo ( par exemple le côté "Try again" où le héros revient au point de départ à chaque fois qu'il meurt). Bref, un grand mélange des genres qui vaut le détour et ne vous laissera pas vous ennuyer une minute! Mais dépêchez-vous d'aller le voir, il ne sera plus à l'affiche pour longtemps....



Le conte de la Princesse Kaguya
Attention, merveille!!! Réalisé par Isao Takahata à qui on doit par exemple le marquant Tombeau des lucioles, le dernier-né des studios Ghibli est une adaptation d'un conte traditionnel japonais appelé Le conte du coupeur de bambous où un vieux couple de paysans adopte une petite fille que l'homme a trouvé dans un bambou. La petite fille va très vite s'avérer extraordinaire à tous points de vue et être promise à une destinée hors du commun malgré ses origines adoptives plus que modestes.
Les fans purs et durs de Totoro et des autres mignonneries risquent d'être surpris, ce dessin-animé est très différent de ce qu'on a pu voir chez Ghibli jusqu'à présent. L'esthétique est tout simplement magique, simpliste au premier abord mais révélant toute sa beauté et ses nuances tout au long de l'histoire. La narration déroute un peu par sa lenteur à laquelle on n'est plus habitué de nos jours, et on est parfois un peu surpris par les réactions très asiatiques des personnages qu'on aura un peu de mal à décrypter si on n'est pas familier de cette culture. Mais malgré la longueur de l'histoire (plus de 2h tout de même), on ne parvient pas à s'ennuyer devant tant de magnificence! La beauté de la nature, les facéties des personnages, la transformation de la petite fille en haillons en belle princesse, le soin particulier accordé au design de certains personnages (la gouvernante, tout droit sortie d'une estampe japonaise) et à certaines scènes (la colère de Kaguya lors de sa fête de majorité, quand elle s'enfuit dans la nuit, une scène tout simplement incroyable et sauvage!)...bref, j'ai été charmée par ce dessin animé subtil et poétique! Mais il faut être conscient de sa longueur, de sa lenteur et de ses particularités avant d'aller le voir, histoire d'être sûr de l'apprécier!



Dragons 2
Enfin!!! J'attendais avec énormément d'impatience et d’appréhension la suite des aventures de Krokmou et Harold, après les dernières grosses déceptions que j'avais eu pour les seconds volets de films d'animation que j'avais adorés (Rio 2 et Tempêtes de boulettes géantes 2), mais je dois avouer que cette suite là a pulvérisé toutes mes espérances puisque j'ai l'impression d'être plus enthousiaste qu'à l'issue de la projection du premier! Certes, la puissance de l'histoire et des l'impact des péripéties sont en grande partie dûs à l'attachement aux personnages qu'on développe dans le premier film, mais tout de même, il faut bien avouer, c'est une suite GENIALE.
On retrouve avec plaisir les personnages qui ont évolué et mûris pour les plus jeunes d'entre eux, et surtout on en découvre de nouveaux qui valent leur pesant d'or. Je ne vous en dit pas plus là dessus pour ne pas gâcher la surprise (et d'ailleurs je ne vous mets pas de bande-annonce car elles en dévoilent beaucoup trop!) mais ça vaut le détour.
Les stars du film restent les dragons, tour à tour ultra-mignon et drôles ou effrayants et magnifiques, dont les races sont encore diversifiées par rapport au premier. On découvre avec un ravissement de gosse de 5 ans les incroyables et impressionnants alphas, et on pousse des cris de gamins devant les pitreries de Krokmou...bref, émerveillement garanti devant cet univers qu'on aimerait tant voir en vrai...
Et une fois de plus c'est visuellement magnifique et irréprochable, et fait rêver quand à la marge d'évolution du réalisme du cinéma d'animation.
Enfin, last but not least, le casting des voix originales est plutôt classe et ecclectique, entre Gerard Butler, Cate Blanchett, Kristen Wiig, Jonah Hill ou encore le nouveau venu Kit Harrigton ("you-know-nothing-Jon-Snow") à la voix sexy si reconnaissable :-P
Bref, Dragons 2 n'a aucun défaut à mes yeux, divertissant au possible, à la fois drôle et émouvant, adapté à tous les publics (sauf les rabats-joie qui refusent de voir des films d'animation sous prétexte que c'est pour les enfants), et si ça continue sur cette lancée je suis plus que ravie qu'il y ai un 3ème volet de prévu!

Voilà voilà, maintenant vous savez quoi faire de vos après-midis pluvieux.... ;-)

mercredi 4 juin 2014

Le pouvoir du lézard



Deux semaines après sa sortie et après des mois d'impatience, j'ai enfin vu Godzilla de mes propres yeux!
Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, un petit film s'impose:



Voilà, maintenant on peut commencer :-D

Donc, je me réjouissait de voir Gozdilla pour plusieurs raisons, entre autres la présence au casting de Bryan - Al - Walter White - Cranston que j'aime beaucoup mais ce qui me rendait si impatiente c'était bien sûr de re-découvrir enfin le lézard géant japonais le plus célèbre de tous les temps! Les bandes-annonces ménageaient soigneusement le suspense en dévoilant ça et là un bout de queue ou une crête dorsale, mais la bête dans son intégralité est resté très mystérieuse jusqu'à la sortie du film...et c'est tant mieux! ça aurait été bien dommage de dévoiler l'atout numéro un du film avant même sa sortie...

Car oui, je vous le dit tout de suite, si vous allez voir Godzilla, vous ne serez pas impressionnés par la qualité des dialogues (creux), vous ne serez pas transportés par les prestations des acteurs principaux (Aaron Taylor-Johnson: hermétique, Elizabeth Olsen, mignonne a souhait mais dont le seul mérite est d'être meilleure actrice que ses 2 soeurs réunies, Juliette Binoche: je ne vais pas vous spoiler quand à son rôle dans l'histoire mais quand même la féliciter pour son anglais irréprochable , Kei Watanabe: très décevant dans son rôle cliché à souhaits du savant japonais(mention spéciale pour le plan où il se retourne face caméra en laissant échapper un "Gojira!" digne des plus beaux nanards des années 90), et vous ne serez pas non plus bluffés par le scénario truffé d’invraisemblances et de ficelles grossières...

Mais par contre, je peux vous promettre que vous serez complètement scotchés au siège, à la fois pétrifiés et émerveillés devant la magnificence des effets spéciaux et plus particulièrement les créatures que vous allez voir dans ce film. C'est bien simple, quand j'ai enfin eu la bête devant mes yeux ébahis je n'ai pu que laisser tomber ma mâchoire sur mes genoux et mon premier réflexe a été d'agripper le bras de mon voisin pour lui chuchoter "il est trop beau!!!". Les lueurs rougeâtres et crépusculaires lui vont à merveille, la texture de ses écailles est incroyablement réaliste, et son regard vous sonde l'âme...vous l'avez compris, je suis tombée amoureuse d'un lézard!
La bande-son est un outil formidable pour renforcer sa présence impressionnante, et voir ce film dans une salle de cinéma est une expérience qui file des frissons! Un rugissement de Gozdilla vous transperce jusqu'à la moelle épinière et vous file la chair de poule...bref, la magie du cinéma est là et peu importe un scénario bancal ou des piètres prestations d'acteurs, rien ne vaut le moment où on voit une créature imaginaire prendre vie devant ses yeux! On n'a plus qu'à oublier ses principes et se laisser aller à y croire l'espace de quelques heures...

Vous savez ce qu'il vous reste à faire... ;-)